Le palais joue de la dualité entre une monumentalité urbaine requise par l’institution judiciaire et la sérénité nécessaire au traitement d’affaires délicates affectant la vie des individus : entre les empilements de trois lits de roches, tels des blocs de pierre en carrière, s’étend une oasis paysagère qui filtre la lumière, tempère l’atmosphère, et relie les espaces accessibles au public.
Le béton sablé et matricé, par sa monochromie, ses irrégularités, bullages, griffures et aspérités, donne force et épaisseur à la façade.
Cette dernière est ponctuée de failles et d’ouvertures qui installent un climat intérieur tempéré, dans une ambiance marquée par les transparences et jeux de lumière ; les atmosphères seront modulées suivant les saisons, selon la nécessité de se protéger du soleil ou de l’introduire dans l’espace.